Je me sentais vide. Je me sentais seule. Je me sentais si rejetée. Je me sentais si indésirable. J'ai tant réfléchie, sans avoir aucune réponse à mes questions. Je ne savais plus rien de moi, ni même qui j'étais. Je me suis tant refermée sur moi-même, même si je savais que je valais quelque chose.
Je me suis accrochée, très fort, jusqu' à épuisement que j'ai fini par lacher prise. C'était dur de renoncer si près du but car j'y avais mit toute ma force, toute ma volonté, tout mon esprit, tout mon âme, je me suis tellement acharnée, mais une fois que j'ai lachée prise, j'ai chutée de tellement haut que je me suis explosée le crâne le premier sur le sol. Cela m'a assomée, je n'arrivais pas à me réveiller de mon coma profond. La chute a été tellement rapide et tellement violente que j'arrivais à peine à y croire.
Je n'aurais jamais pensée que ton absence aurait eu un tel impact dans ma vie. Je suis restée ecroulée par terre. J'ai commencée à ouvrir les yeux tout doucement, et c'était à ce moment là que je me suis rendue compte que cette chute était bien réelle. J'ai versée une larme, deux larmes puis trois jusqu'à ne plus en finir. Ils m'ont tous tendus leurs mains, j'ai tendue timidement la mienne sans grande conviction. Ils m'ont tirés petit à petit que j'ai fini par me relever lentement. Mais aie, OUILLE! J'avais encore les sequelles de ma chute sur mon corps à un tel point que je ne sentais plus mes membres. J'ai essayée de remarcher, je marchais aussi lentement qu'une tortue qui court à toute allure, avec la tête baissée. Mon visage était stoïque. Sans expression mais j'essayais de faire bonne figure.
Plus les jours passaient qu'au bout d'un moment il fallait se faire une raison même si cela a été une tâche très difficile. Le passé, ce passé me surmergeait sans cesse que j'en vomissais mes regrets et mes remords. J'étais noyée dans mes pensées je n'arrivais plus à sortir ma tête hors de l'eau. J'étais entrain de suffocer en silence. Je commencais à manquer d'oxygène, j'avais besoin d'air très rapidement.. Heureusement j'ai pu respiré à tant ailleurs pendant quelque temps. Là-bas j'ai pu reprendre gôut à la vie, retrouver cette estime que j'avais de moi, même si ce manque demeurait encore dans mon corps.
J'appelerai ça une cure. Une bonne cure qui nous remet à la raison, qui nous fait nous poser à nous-même les bonnes questions pour y trouver les bonnes réponses. En revenant on se sent grandi, on comprend les erreurs du parcours et on essaye de construire un nouveau parcours sans faux pas. Mais vite le passé nous rattrape, si on vit toujours avec. Comment avancer si le passé nous pourchasse toujours? C'est un mode de vie dur, mais c'est aussi un choix, mais ce choix il fait mal, il nous attriste, il nous détruit, il nous blesse tout simplement car on a du mal à s'en détacher, parcequ'on considère ce passé comme un trésor précieux et merveilleux qu'on a laissé s'échappé de nos mains.
Un jour j'ai levé la tête, j'ai fait un demi-sourire, puis j'ai refermé mon sourire. Car cela sonnait tellement faux que j'avais beaucoup de mal à réaliser. Ce passé à son tour ne voudrait pas me laisser m'envoler? Je me suis pincé plus d'une fois pour me rendre compte que ceci était bien réel. A ce moment-là, j'ai sourie, sourie pour de vrai, je me suis levée et c'est à partir de là que j'ai compris que ce passé était certes mon passé, mais aussi mon présent et sûrtout mon futur. Il n'y avait plus de doutes. C'était l'assemblage parfait de mon coeur. Ca été dur, douloureux, mais on s'était bien mérité. On se mérite parfaitement bien. 17 Novembre 2007 <3.